Vue d'ensemble
Le processus éditorial, où Peerflow s'y insère, les rôles, les offres.
Peerflow est un logiciel de gestion éditoriale pour revues scientifiques : il accompagne un manuscrit de sa soumission jusqu'à sa publication dans un numéro. La publication elle-même (le numéro fini, hébergé sur le site de la revue ou ailleurs) reste en dehors de Peerflow, qui garde simplement la trace de cette étape et le lien vers le résultat. Avant de parler du produit lui-même, voyons le processus qu'il organise : c'est plus simple de comprendre Peerflow une fois qu'on a ce fil rouge en tête.
Le processus éditorial
Que la revue utilise Peerflow ou non, un manuscrit suit à peu près toujours le même chemin :
Un manuscrit arrive de deux façons : soumission spontanée, ou réponse à un appel à contribution. La revue n'envoie pas systématiquement tout en évaluation : un texte hors sujet peut être écarté d'emblée, sans qu'aucun évaluateur ne soit sollicité. Pour les manuscrits retenus, vient l'évaluation par les pairs, puis la décision éditoriale, puis, si tout va bien, l'intégration à un numéro. Simple à décrire, mais fastidieux à faire vivre à la main : qui a été invité à évaluer, qui a répondu, quel manuscrit attend une décision depuis trois semaines, quel numéro se remplit pour quelle échéance.
Le cadre « Dans Peerflow » sur le schéma n'est pas anecdotique : c'est tout ce qu'il couvre. Seule la toute dernière étape, le numéro effectivement mis en ligne ou imprimé, se passe ailleurs.
Ce genre d'outil de gestion de flux éditorial (un « workflow », pour reprendre le terme du métier) existe depuis longtemps, mais il est resté longtemps réservé aux grosses revues : les grands éditeurs (Elsevier, Springer...) l'intègrent en interne aux titres qu'ils publient. Des solutions autonomes existent par ailleurs (Open Journal Systems, par exemple), mais demandent soit des compétences techniques pour s'auto-héberger, soit un budget de grande revue. Peerflow s'adresse aux revues indépendantes qui n'ont ni l'un ni l'autre : le même genre d'outil, sans l'infrastructure ni le prix qui vont d'habitude avec.
Où Peerflow s'insère
Sans outil dédié, ce circuit se pilote à coups d'emails éparpillés entre éditeurs, évaluateurs et auteurs, et d'un tableur partagé pour se souvenir qui a été invité, qui a répondu, et qui relancer. Ça fonctionne, jusqu'à ce qu'un fil d'email se perde ou que le tableur ne soit plus à jour. Peerflow ne change rien au processus lui-même : il centralise ce qui, avant, tenait dans ces emails et ce tableur.
Avant
Des emails éparpillés entre éditeurs, évaluateurs et auteurs ; un tableur à tenir à jour à la main pour savoir qui a répondu et quand relancer.
Avec Peerflow
Un tableau de bord unique par revue : chaque manuscrit, chaque évaluateur, chaque échéance au même endroit, à jour en temps réel pour toute l'équipe.
Peerflow ne remplace en revanche aucune étape de jugement humain. Retenir un manuscrit pour évaluation, accepter, rejeter ou demander des révisions reste toujours une décision de la revue :
- À la soumission : un portail par revue où l'auteur dépose son manuscrit et peut suivre son avancement à tout moment, sans avoir à relancer la revue par email pour savoir où ça en est.
- Pendant l'évaluation : un répertoire d'évaluateurs, des invitations envoyées par lien personnel (pas besoin de compte côté évaluateur), un suivi des échéances, et des relances automatiques programmées pour les évaluateurs comme pour les auteurs en retard.
- Au moment de la décision : un tableau de bord éditorial centralisant chaque manuscrit, des commentaires internes entre éditeurs, et un historique complet de chaque changement de statut, y compris un rejet décidé sans passer par l'évaluation.
- Jusqu'à la publication : des numéros organisés selon la cadence propre à la revue, des appels à contribution reliés à un numéro, la possibilité de déléguer un numéro à un rédacteur invité externe, et un lien conservé vers le numéro une fois publié. La publication elle-même (site de la revue, impression...) reste hors Peerflow.
Ce que Peerflow ne fait pas
Peerflow n'est pas une plateforme de publication, comme OpenEdition peut l'être : il ne diffuse pas la revue en ligne et n'héberge pas les articles publiés. C'est un outil de workflow éditorial, utilisé en amont de la publication, pour la soumission, l'évaluation par les pairs et la décision. Une fois le numéro constitué, la revue le publie avec ses propres outils.
Les rôles, en un coup d'œil
Auteur
Soumet ses manuscrits et suit leur avancement. Aucun accès au reste de la revue.
Co-auteur
Déclaré par l'auteur principal à la soumission, suivi en lecture seule par lien personnel. Aucune action de sa part.
Évaluateur
Répertorié par la revue, invité par lien personnel. Pas de compte à créer.
Rédacteur invité
Pilote un numéro spécifique pour la revue, suivi lui aussi par lien personnel.
Éditeur
Gère les manuscrits, les évaluations, les numéros et les appels à contribution au quotidien.
Administrateur
Accès complet : en plus du rôle Éditeur, les paramètres de la revue et l'équipe.
Le détail des permissions de chaque rôle est dans Démarrer.
Deux offres, un seul logiciel
Peerflow existe en offre gratuite (la revue crée son espace elle-même, tout de suite) et en offre payante (sans les limites de la gratuite, mise en place avec notre équipe). Le détail complet (seuils, comparatif, comment passer de l'une à l'autre) est dans Offre gratuite : questions fréquentes.
Un compte, plusieurs revues possibles
Un compte Peerflow (un email, un mot de passe) est unique sur toute la plateforme, quel que soit le nombre de revues qui utilisent Peerflow. Ce qui change d'une revue à l'autre, ce sont les rôles : une même personne peut être administratrice d'une revue et simple autrice d'une autre, avec le même compte.
C'est vrai dès la toute première inscription : s'inscrire sur le portail d'une revue crée deux choses en même temps, pas une seule.
Un compte plateforme (le compte Peerflow lui-même) et un rattachement à la Revue A (le rôle qui y donne accès). Se connecter un jour sur une autre revue, avec ce même email, prolonge simplement ce compte plutôt que d'en recréer un.
Concrètement, rejoindre une nouvelle revue ne veut jamais dire créer un second compte. Deux cas :
- Comme autrice : il suffit de se connecter sur le portail de la nouvelle revue avec vos identifiants habituels. Peerflow reconnaît votre email et vous rattache directement, même si vous n'aviez encore aucun rôle sur cette revue.
- Comme éditrice ou administratrice : c'est l'administrateur de la revue qui vous ajoute à son équipe, par email. Si vous avez déjà un compte Peerflow ailleurs, Peerflow le reconnaît et rattache ce nouveau rôle à votre compte existant plutôt que d'en créer un autre.
Dans les deux cas, un seul mot de passe, valable partout où vous avez un rôle.
Ce qui est partagé entre revues, et ce qui ne l'est pas
Seule votre identité (nom, email, mot de passe) est partagée entre les revues : c'est le même compte partout. Votre affiliation, elle, est redemandée à chaque dépôt de manuscrit, même sur une revue où vous avez déjà soumis : elle peut changer d'un article à l'autre, mieux vaut la ressaisir à jour que de supposer qu'elle n'a pas bougé.
Un compte, mais une connexion par revue
Chaque revue a sa propre adresse et sa propre page de connexion. Se connecter sur une revue ne vous connecte pas automatiquement sur une autre : il faut vous identifier séparément sur chacune, avec le même email et le même mot de passe.
Prêt à passer à la pratique ? Démarrer reprend la suite : créer sa revue, se connecter, et prendre en main son compte.